Spectacles

L’Homme invisible Création 1991

Durée : 45 minutes

Spectateurs : tout public à partir de 6 ans

Jauge : 250 spectateurs

L’homme invisible n’existe aux yeux des personnages qui l’entourent que par l’intermédiaire des choses qu’il déplace. Il est malgré lui le manipulateur absolu d’un fantastique théâtre d’objets. Il introduit l’effroi et la fantasmagorie dans un monde quotidien bouleversé.

L’artifice de ce héros paradoxal créée une relation entre les hommes et « la vie des choses » propre à faire ressurgir notre intuition animiste du monde. L’art des marionnettes doit beaucoup à cette intuition.

L’histoire

Amédéon Griffin invente un procédé pour rendre transparentes les cellules vivantes. Bien qu’il n’ait pas imaginé la réversibilité du processus, il expérimente sa découverte sur luimême, et se rend invisible pour échapper aux huissiers qui le persécutent.
De sa métamorphose à première vue avantageuse il ne tire que déboires successifs. Entièrement nu sur le trottoir il souffre du froid. Il est heurté, bousculé par la foule, les fiacres le frôlent dangereusement, il doit redoubler d’attention. Il ne peut transporter ses cahiers et ses livres qui apparaîtraient curieusement suspendus dans l’air – phénomène propre à effrayer les foules.
Il n’a plus qu’un seul but : découvrir d’urgence la formule qui le rendra à nouveau « opaque ».
Mais il neige…

##Les décors
Deux principes scénographiques alternent :
– des décors panoramiques qui emplissent la totalité du cadre de scène dissimulent les manipulateurs qui font évoluer les poupées ;
– un rideau de lumière sur fond noir ponctue chaque changement de lieu. Les décors évoquent différents lieux d’une grande ville étouffée de neige, à la fin du siècle dernier.

Les marionnettes

Par une conception nouvelle et une technique mise au point par Frédéric Marquis – différente du Bunraku – les marionnettes peuvent être animées par un seul ou plusieurs acteurs. Ceci amplifie la gamme de l’expressivité et profite à la richesse de la dramaturgie.

Les acteurs

Objets, personnages, animaux, paysages … rien ne bouge ni ne parle sans la volonté, la patience et le savoir faire des marionnettistes.
Acteur caché, acteur invisible, le marionnettiste ne prête pas seulement sa voix, mais il agit sur l’image entière du théâtre. Il est à chaque fois l’interprète d’un fragment du monde. Le bonheur de l’illusion dépend de son talent à éveiller l’imagination des spectateurs.

Conception et mise en scène
Pierre Blaise

Musique
Joël Simon

Marionnettes et décors
Frédéric Marquis, assisté d’Agnès Jacob

Assistante à la réalisation des costumes
Sabine Chambon

Direction technique et lumière
Jean-Christophe Sohier

Avec la participation de
Patrick Pellegrin et Roxane Amin-Rizvi

Comédiens
Veronika Door, Éric Malgouyres, Gilbert Épron, Nicolas Vidal

Administration
CREATEC

Contact
Françoise Rossignol

Coproduction
Le Théâtre du Rond-Point de Valréas, Le Théâtre Sans Toit